Peterbilt 589 2025, la fin d'un classique ou une amélioration?
Le 21 février 2025, Kenworth a annoncé l’arrêt de la production des modèles W900L, W900B, T800W et C500. Ces camions emblématiques disparaîtront progressivement en raison de nouvelles réglementations environnementales et de contraintes techniques liées au moteur Cummins X15 à partir de 2026.
Le Kenworth W900 a été lancé en 1963 et est devenu un modèle iconique du transport routier nord-américain. Son long capot et son design classique en ont fait l’un des camions les plus appréciés des conducteurs et des passionnés de transport.
Les modèles T800W et C500 étaient quant à eux reconnus pour leur robustesse et leur polyvalence, notamment dans des conditions de travail extrêmes comme la construction, les transports hors route et les applications spécialisées.
La disparition de ces modèles marque la fin d’une époque et un tournant dans la conception des camions Kenworth.
Les nouvelles réglementations de l’EPA (Environmental Protection Agency) et de la CARB (California Air Resources Board), qui entreront en vigueur en 2027, imposeront une réduction drastique des émissions polluantes, en particulier des oxydes d’azote (NOx) et des particules fines.
Pour respecter ces exigences, les moteurs diesel devront intégrer des systèmes de post-traitement avancés et plus complexes, ce qui augmente les coûts et complique l’intégration dans les modèles actuels.
Le Cummins X15, qui équipe ces camions, ne sera plus conforme aux normes environnementales dans sa configuration actuelle.
Kenworth souhaite standardiser sa gamme autour de cabines plus modernes de 2,1 mètres de large, comme celles des W990 et T880. Ces nouveaux modèles offrent plusieurs avantages :
Kenworth prévoit une période de transition pour permettre aux clients de commander ces modèles une dernière fois avant leur disparition. Un calendrier précis sera communiqué en 2025, incluant une dernière opportunité pour passer commande.
À partir du quatrième trimestre 2025, les options de peinture multicolore seront fortement limitées. Les clients souhaitant personnaliser leur véhicule doivent donc anticiper leurs commandes.
Kenworth recommande aux clients de se tourner vers le W990 et le T880, qui combinent les performances des anciens modèles avec les dernières innovations technologiques.
Pour les utilisateurs des T800W et C500, Kenworth fournira des solutions de remplacement adaptées, notamment avec le T880 et d’autres modèles à venir.
L’arrêt de production des W900L et W900B marque un tournant dans l’histoire du transport routier. Ces camions ont joué un rôle clé dans l’industrie pendant plus de six décennies, et leur disparition témoigne des profondes transformations que subit le marché du transport lourd.
Kenworth, en mettant l’accent sur l’efficacité énergétique et la conformité aux nouvelles réglementations, fait évoluer son offre vers des véhicules mieux adaptés aux défis environnementaux et économiques d’aujourd’hui.
Une remorque à courroie électrique signée ABS Remorques
ABS Remorques est une entreprise située à Asbestos, au Québec, spécialisée dans la conception et la fabrication de semi-remorques à fond mouvant pour le transport de matériaux en vrac. Fondée en 1987, elle s’est forgée une solide réputation grâce à son expertise et à la qualité de ses produits. Récemment, ABS Remorques a développé un premier prototype de remorque à courroie électrique. Ce modèle est équipé de deux batteries 48V en série, offrant une capacité totale de 10 kWh. Lors des premiers essais, environ 11 déchargements ont pu être effectués sur une seule charge. Il est possible d’ajuster la taille des batteries pour augmenter ou réduire ce nombre en fonction des besoins.
La remorque à courroie électrique d'ABS Remorques offre une performance améliorée par rapport aux systèmes hydrauliques traditionnels. Ses moteurs électriques permettent des déchargements plus rapides et plus efficaces. Son autonomie actuelle permet environ 11 déchargements par charge, avec une recharge complète prenant entre 8 et 10 heures sur une prise standard. Jusqu’à présent, plus de 40 déchargements ont été réalisés avec ce prototype, sur divers matériaux comme le gravier, le 0-3/4’’, le ¾’’ net et le sable. Une option à l’étude serait la possibilité de recharger les batteries directement à partir du camion.
Le système électrique présente plusieurs avantages par rapport aux solutions hydrauliques traditionnelles. Il assure une performance plus constante et fiable lors des déchargements, tout en éliminant le risque de fuite hydraulique, un problème fréquent avec les systèmes classiques. De plus, l’absence de wet kit permet une plus grande flexibilité en termes de choix de camion, puisque n’importe quel modèle peut tracter la remorque. Le poids global du camion est également réduit, car il ne nécessite plus de transporter un wet kit ni une réserve d’huile. Enfin, cette solution est non seulement plus écoénergétique, mais aussi plus respectueuse de l’environnement, répondant ainsi aux nouvelles exigences de durabilité dans le secteur du transport.
Bien que ce concept soit prometteur, certaines améliorations sont à envisager. Actuellement, le système est principalement adapté à une utilisation estivale, le froid représentant un défi pour les batteries. Des solutions sont toutefois envisagées, comme l’utilisation de batteries plus performantes en hiver ou l’ajout d’une cabine chauffée. Un autre point à considérer est l’ajout d’environ 500 lb à la remorque en raison du système électrique, mais cela pourrait être compensé par l’élimination du wet kit sur le camion. Contrairement à d’autres systèmes électriques sur le marché, cette solution ne nécessite pas d’être branchée en permanence pour fonctionner, ce qui constitue un avantage. En termes de coût, l’option représente environ 20 000 $ pour une unité neuve, un prix comparable à l’installation d’un wet kit, rendant ainsi cette innovation accessible pour ceux qui souhaitent moderniser leur flotte.
D’un point de vue général, ce concept ouvre de nouvelles possibilités pour les compagnies de transport souhaitant faire leurs débuts dans le transport de vrac avec ce type de remorque. Cependant, comme mentionné plus haut, il s’agit d’un prototype, et une étude de marché est en cours pour évaluer l’intérêt réel envers cette remorque 100 % électrique. De mon côté, je donne mon approbation à cette initiative, car ABS Remorques ose explorer un nouveau concept qui plaira à certains et suscitera des réserves chez d’autres. L’avenir nous dira si cette technologie s’imposera dans l’industrie !
Les essais se poursuivent et les prochaines étapes seront partagées au fur et à mesure des avancées !
Les réglementations écologiques canadiennes secouent Kenworth et les transmissions manuelles
Depuis novembre dernier, une véritable bombe a été larguée chez Kenworth : tous les concessionnaires ont reçu une lettre détaillant de nouvelles normes environnementales qui entreront en vigueur dès le 1ᵉʳ janvier 2025. Ces règles, destinées à aligner l'industrie du camionnage sur les objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES), bouleversent non seulement le choix des transmissions, mais aussi celui des moteurs disponibles pour les clients canadiens.
L'un des changements les plus marquants concerne la limitation des ventes de camions équipés de transmissions manuelles. Désormais, seulement 10 % des ventes annuelles de Kenworth pourront être des modèles avec boîte manuelle. Le reste, soit 90 %, devra obligatoirement être équipé de transmissions automatiques provenant de PACCAR, Eaton ou Allison. Cette restriction marque un tournant pour une technologie autrefois incontournable, mais désormais poussée vers la sortie par des préoccupations écologiques.
Les nouvelles normes ne s’arrêtent pas là. Kenworth impose également des restrictions sur le choix des moteurs en fonction du poids total en charge (PTC) de l’équipement.
Ces limitations s'appliquent aux moteurs PACCAR et Cummins, deux fournisseurs majeurs de l'industrie.
Pour l'instant, ces réglementations touchent uniquement les modèles Kenworth au Canada. Cependant, il est probable que d'autres fabricants emboîtent le pas pour se conformer aux mêmes normes environnementales. Du côté des États-Unis, aucune mesure similaire n’a encore été signalée, ce qui crée un fossé entre les deux marchés voisins.
Ces nouvelles règles soulèvent des questions sur l’avenir des technologies traditionnelles dans le camionnage. Si les transmissions automatiques et les moteurs réglementés permettent de réduire les émissions, certains camionneurs regretteront la disparition progressive de la flexibilité et du contrôle qu’offrent les transmissions manuelles.
Une chose est certaine : ces changements reflètent une transformation plus vaste de l’industrie, où la durabilité écologique prend le pas sur les pratiques historiques. Reste à voir comment les autres constructeurs, et les clients eux-mêmes, réagiront à cette nouvelle donne.
Et vous, que pensez-vous de ces nouvelles règles ? Est-ce une avancée pour l’environnement ou une contrainte inutile pour les transporteurs ?
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